Les missions du SDIS 66

Les SDIS sont chargés de la prévention, de la protection et de la lutte contre les incendies. Ils concourent avec les autres services et professionnels concernés à la protection et à la lutte contre les autres accidents, sinistres et catastrophes, à l’évaluation et à la prévention des risques technologiques ou naturels ainsi qu’au secours d’urgence.
Dans le cadre de leurs compétences, ils exercent les missions suivantes :
- Prévention et évaluation des risques de sécurité civile
- Préparation des mesures de sauvegarde et d'organisation des moyens de secours.
- Protection des personnes, des biens, et de l'environnement.
- Secours d’urgence aux personnes victimes d’accidents, de sinistres ou catastrophes ainsi que de leur évacuation
L'analyse des risques départementaux
Dans sa mission "prévention", le SDIS doit rédiger un document de travail : le schéma départemental d'analyse et de couverture des risques (SDACR) sous l'autorité du préfet. Il a pour objet d’établir l’échelle des risques courants et particuliers menaçant les personnes et les biens et, de définir des objectifs de couverture de ces risques par le SDIS.
Compte tenu des implications qui en découlent, notamment en matière de financement, la notion de SDACR est fondamentale pour définir la politique de sécurité civile au niveau départemental. En effet, l’un des objectifs du SDACR est de permettre d’évaluer l’adéquation des moyens de secours par rapport à la réalité des risques du département.
Au-delà de l’acquisition des matériels, le SDACR sert également de base de travail pour l’implantation éventuelle de nouvelles unités ou au besoin le regroupement d’unités existantes, de même en matière de recrutement et de formation des personnels. Celui-ci doit permettre aux décideurs d’opérer des choix de manière rationnelle, dans un double souci de rigueur budgétaire et de réponse adéquate aux besoins de sécurité objectivement constatés.
La prévention

Prévenir un risque, c’est l’empêcher d’exister ou, tout au moins, essayer par tous les moyens possibles d’arriver à ce résultat. Les sapeurs-pompiers interviennent dans les projets de constructions, de travaux d’aménagement et de réhabilitation pour toute la partie concernant la sécurité des établissements recevant du public comme par exemple les hôpitaux, les écoles, les bâtiments administratifs, les hôtels…
Tout d’abord, les services de l’urbanisme des communes, ou le cas échéant la DDE, transmettent les dossiers de permis de construire, de déclaration de travaux ou d’autorisation de travaux, aux préventionnistes du service départemental d’incendie et de secours qui sont chargés d'étudier les dossiers et d’émettre un avis concernant l’accessibilité, la défense en eau et les normes de sécurité incendie. Mais attention, les sapeurs-pompiers chargés de la prévention ont un pouvoir consultatif et en aucun cas exécutif, comme les autres membres de la commission de sécurité.
Dès le commencement des travaux, des visites de chantier sont réalisées jusqu’à la dernière visite dite « de réception », avant la mise en exploitation du bâtiment et l’ouverture au public.
Le statut de sapeur-pompier n’induit pas automatiquement la fonction de préventionniste. La responsabilité de la mission requiert l’obtention d’un brevet de prévention dont la formation, l’examen et l’aptitude sont internes aux services départementaux d’incendie et de secours. Cette spécialité est bien sûr réservée à la filière professionnelle.
Le service de prévention du SDIS 66, c’est :
5 sapeurs-pompiers à temps complet, au sein de la « direction », 3 à temps partiel se partageant les groupements, nord, sud et ouest du département.
En 2006, 4219 dossiers étudiés, 760 visites.
La Prévision

Prévoir un risque, c’est penser qu’il pourra exister à un moment donné et prendre, en conséquence, des mesures en vue de son apparition.
Il s’agit de toutes les mesures préparatoires destinées à déceler un risque dès son origine et à assurer, avec le maximum de rapidité et d’efficacité, la mise en action des moyens d’interventions.
Les mesures concernées se traduisent par de la cartographie informatisée, des plans d’interventions, des exercices et surtout un gros travail d’anticipation.
Les opérations de secours :
31 126 interventions en 2007, soit une hausse de 4.8% par rapport à 2006.
Répartition des interventions par nature:

La rubrique « feux de végétation » prend en compte les feux de broussailles, d’herbes, feux de forêt, feux de haies, feux d’arbres, écobuage non contrôlé, feux de dépôt d’ordures…
Les interventions diverses comprennent :
-
les interventions liées à l’électricité/eau/gaz (665)
-
les interventions liées à la pollution (80)
-
la protection des biens ou des personnes (2755)
-
les reconnaissances et les recherches (523)
-
assistance aux animaux (1192)
Les incendies

(feu d’habitation, feu industriel, feu de forêt…) ne représente que 18% des interventions mais elles restent souvent les plus dangereuses et redoutées pour les sapeurs-pompiers.
Le secours à victime
il s’agit d’accidents domestiques, de malaises ou de blessés sur la voie publique ou dans les lieux publics, de noyades… il représente 61% des interventions.
Les sorties diverses
telles les fuites de gaz, les accidents à caractère radioactif, chimique, les inondations, les effondrements, la pollution, le sauvetage d’animaux, la destruction de nids de guêpes… représentent 12% des interventions.
les accidents de la circulation

les sapeurs-pompiers interviennent pour découper ou écarter les tôles des engins accidentés. Ils représentent 9% des interventions.
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